le 24 septembre 2015
Baromètre Randstad 2015 des qualifications en tension : sept des dix qualifications les plus difficiles à recruter sont industrielles

Paris, le 24 septembre 2015 – Ce n’est pas le moindre des paradoxes. L’industrie en France détruit des emplois mais peine dans le même temps à recruter. Depuis 2008, ce secteur a perdu près de 450 000 emplois et la production industrielle, d’après l’Insee, a chuté de 16,5 % sur cette même période. Autant dire que l’industrie n’a pas renoué avec ses niveaux d’avant-crise. Pour y arriver, le secteur est sommé d’innover. Encore faut-il qu’il dispose des qualifications nécessaires. Or, selon le baromètre Randstad des qualifications non-cadres en tension, une étude analysant le degré de tension de 800 qualifications déléguées par Randstad en 2014, sept des dix qualifications jugées les plus pénuriques sont industrielles. Le fraiseur, le tourneur et l’ajusteur monteur, trois qualifications industrielles indispensables à la production de nouvelles machines, composent même le podium. Ces difficultés de recrutement ont plusieurs motifs. En cause, avant tout, la méconnaissance associée à ces métiers et une offre de formation inadaptée aux besoins du tissu industriel hexagonal.

«L’industrie est stratégique pour l’économie française. A cet égard, les chiffres parlent d’eux-mêmes : ce secteur pèse 11 % du PIB, représente les trois-quarts de nos exportations et compte pour 80 % des dépenses privées de R&D. La compétitivité de l’Hexagone dépend pour beaucoup de la bonne santé de l’industrie. Essentiel, dès lors, d’attirer l’attention sur les difficultés de recrutement auxquelles fait face ce secteur. Mais éclairer ces difficultés, c’est aussi l’occasion de découvrir des métiers méconnus et pourtant recherchés par les industriels, grands groupes et PME confondus. Connaître ces métiers qui peinent à attirer des candidats est important pour les revaloriser. Là est également la première marche pour donner un nouvel élan à la compétitivité de l’industrie française », commente Sébastien Hélaine, directeur général de Randstad.