le 17 janvier 2017
Conjoncture : pour 2017, les salariés français sont les plus pessimistes en Europe, à l’exception des Grecs

En France, deux salariés sur trois (66 %) estiment que la situation économique de l’Hexagone ne s’améliorera pas en 2017, selon la dernière édition de l’étude Randstad Workmonitor. Les Français seraient donc plus pessimistes pour 2017 qu’ils ne l’étaient pour 2016, selon cette enquête, menée en ligne du 26 octobre au 9 novembre 2016, auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au moins 24 heures par semaines. En effet, en un an, la part des Français s’attendant à une détérioration de la conjoncture au cours de l’année à venir a augmenté de 7 points – 59% des Français interrogés fin 2015 estimaient probable une dégradation de la situation économique française en 2016. Résultat, parmi les 33 pays étudiés, la France se classe de nouveau parmi les pays les plus pessimistes. En Europe, seule la Grèce compte une plus forte proportion de salariés inquiets pour l’avenir de leur pays : 81 % des salariés hellènes s’attendent à une année 2017 pire que 2016.

 

« Alors qu’en 2015 la croissance du PIB en France s’était établie à 1,2 %, les prévisions pour 2016 font état d’une croissance du PIB comprise entre 1,1 % et 1,3 %. L’année 2017 ne devrait pas voir, elle non plus, d’accélération notable, avec un rythme de progression déjà revu à la baisse et attendu à 1,3 %. Cette faiblesse chronique de la croissance française n’incite pas à l’optimisme. Elle s’inscrit toutefois dans un contexte européen de reprise poussive au sein duquel l’Hexagone ne fait figure ni de « bon élève » ni de « cancre ». En revanche, notre pays se distingue par son niveau de chômage toujours très élevé. A cet égard, l’année 2016 a été marquée par deux bonnes nouvelles : la baisse du taux de chômage, réelle quoique faible, et les créations nettes d’emploi dans le secteur privé, en forte hausse sur un an. Mais ces deux signaux positifs sur le front de l’emploi étaient sans doute insuffisants pour nourrir la confiance des salariés français, notoirement pessimistes, à l’heure où se profilent en France d’importantes échéances politiques », déclare François Béharel, président du groupe Randstad France.