le 8 mars 2016
En 2016, Appel Médical recrutera 20 000 professionnel-les de santé en intérim, CDI et CDD

Appel Médical prévoit de recruter 20 000 professionnel-les de santé l’ensemble de l’année 2016. Ces recrutements seront concentrés sur cinq professions du médical et du paramédical : médecin, aide-soignant, infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat (IBODE), masseur-kinésithérapeute et préparateur en pharmacie. Environ 15 000 de ces postes devraient être recrutés en intérim tandis que 5 000 le seront en CDI et CDD. Afin de mettre en lumière et valoriser ces différentes professions, Appel Médical inaugure du 21 mars au 25 mars 2016 la première semaine de l’emploi médical et paramédical. Cette semaine sera l’occasion de braquer les projecteurs sur les métiers recrutés en donnant aux candidats, notamment sur les réseaux sociaux (la page Facebook et les comptes LinkedIn et Viadeo d’Appel Médical), les informations dont ils peuvent avoir besoin (le niveau de salaire, les régions qui recrutent, les formations exigées, etc.).

20 000 embauches dans la santé en 2016 : zoom sur les métiers recrutés

Aide-soignant, infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat, masseur-kinésithérapeute, médecin, préparateur en pharmacie. Ces cinq professions de la santé sont particulièrement recherchées en 2016. Pourquoi ? Appel Médical donne quelques éléments d’explication.

Aide-soignant F/H
Le besoin en aides-soignants est une conséquence directe du vieillissement de la population. Lequel se traduit par le développement de structures spécialisées pour l’accueil des personnes âgées en situation de dépendance : maisons de retraite (EHPAD), hospitalisation à domicile (HAD), services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), etc. Or, compte tenu de la pyramide des âges dans cette profession, de nombreux départs à la retraite sont à prévoir dans les années à venir. Les établissements doivent donc d’autant plus recruter qu’ils devront à la fois remplacer ces départs et faire face à la hausse de la « demande ». Une réponse à cette problématique réside dans le renforcement de l’attrait d’un métier réputé difficile où les salaires ne suivent pas toujours. En Ile-de-France, le nombre d’offres d’emploi en CDI publiées sur le web pour les professions paramédicales a augmenté de 59 % en 2015 par rapport à 2014. C’est sur les aides-soignants que la hausse a été la plus importante (+ 80 %).

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Masseur-kinésithérapeute F/H
Le vieillissement  de la population contribue également à renforcer le besoin de masseurs-kinésithérapeutes. Un autre aspect explique cependant les difficultés de recrutement : l’attrait de l’exercice libéral du métier. En effet, 80 % des quelque 84 000 masseurs-kinésithérapeutes exerçant en France pratiquent leur métier en libéral. Notons, enfin, que la réforme des études de masseur-kinésithérapeute (passage de trois à quatre ans au terme d’une année de formation commune avec les étudiants en médecine) aura pour conséquence de retarder l’arrivée de jeunes diplômés sur le marché du travail, ce qui va mécaniquement accentuer la pénurie.

Infirmier de bloc opératoire diplômé d’Etat (IBODE)
Il y a deux ans, les IBODE ont obtenu que cesse dans les blocs opératoires le recours à des infirmiers non IBODE.  Ils ont renforcé encore davantage leurs prérogatives en obtenant par ailleurs des compétences exclusives dans les blocs. Deux combats menés au nom de la défense de la qualité des soins, mais qui ont aussi eu pour effet de maintenir le caractère pénurique de la profession. Autre explication aux difficultés de recrutement de ces professionnels de santé, le métier d’IBODE ne serait pas suffisamment mis en valeur lors de la formation initiale, ce qui  aurait pour effet de limiter les nouvelles vocations et donc d’entraîner un faible remplissage des promotions d’IBODE dans les écoles. Enfin, on constate un faible engouement de la part de certains établissements hospitaliers à inciter les infirmiers non diplômés travaillant en bloc à poursuivre les études pour être IBODE.

Préparateur en pharmacie F/H
Pas de pénurie à proprement parler pour les préparateurs en pharmacie mais deux points qui cristallisent les attentes des préparateurs et expliquent les difficultés que rencontrent certaines officines pour recruter. Le salaire d’abord. En 2015, un préparateur gagnait en moyenne  1943 € brut mensuels, en hausse de seulement 0,8 % sur un an, selon l’édition 2015 du baromètre Appel Médical des salaires de la santé. Cette faible revalorisation ne reflète pas, selon les préparateurs, l’évolution de leurs conditions de travail qui les voit désormais jouer un rôle de conseil plus marqué auprès de la clientèle.

Médecin F/H
Recruter un médecin est un processus notoirement difficile. En cause, bien sûr, le numérus clausus, qui plafonne le nombre de médecins formés chaque année. Reste que le métier s’est, lui aussi, beaucoup transformé. Certaines spécialités (et notamment les anesthésistes-réanimateurs) peinent à attirer des candidats en raison de la « judiciarisation » du métier, incarnée par les risques liés à la responsabilité pénale du praticien et les problèmes d’assurances – souvent très élevées – qui en découlent. Autre évolution, le (léger) recul de l’exercice libéral de la médecine au bénéfice du salariat. Ce choix traduit la volonté des jeunes générations de médecin de se ménager un équilibre entre vie privée et vie professionnel. L’exercice libéral de la médecine rime en effet souvent avec surinvestissement professionnel.

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