le 5 décembre 2017
En hausse de 0,9 % en 2017, la fiche de paie des salariés non-cadres progresse peu

La rémunération d’un salarié non-cadre en 2017 est de 1 579 euros bruts mensuels, en hausse de 0,9 % sur un an, soit un gain de 11 euros, selon le dernier baromètre Randstad des salaires non-cadres. La hausse enregistrée cette année est légèrement supérieure à celle enregistrée un an plus tôt (+ 0,7 %). Mais tandis que le niveau de l’inflation en 2016 (+ 0,0 % en moyenne au premier semestre 2016) avait permis aux salariés non-cadres de bénéficier d’un modeste gain de pouvoir d’achat l’année dernière, la situation est différente en 2017. L’inflation ayant atteint + 1,05 % en moyenne sur les six premiers mois de l’année 2017 selon l‘Insee, les non-cadres ont vu leur pouvoir d’achat reculer de 0,15 % cette année. Comment, au-delà, expliquer la progression de la fiche de paie des noncadres ? Le salaire minimum joue un rôle majeur. Le Smic a ainsi été revalorisé de 0,9 % en 2017, pour un montant de 1 480 € bruts mensuels (contre 1 467 € en 2016). La hausse de salaire enregistrée par les non-cadres en 2017 s’est donc calquée sur celle du Smic. La neuvième édition du baromètre Randstad des salaires non cadres est une étude non déclarative qui s’appuie sur des salaires réels et constatés, extraits de 1,2 million de fiches de paie auprès de 32 000 entreprises et représentant 127 métiers relevant des qualifications « ouvriers non qualifiés », « employés », « ouvriers qualifiés » et « professions intermédiaires ».

« Les salariés non-cadres ont vu leur salaire augmenter de 0,9 % en 2017 par rapport à 2016, selon la dernière édition du baromètre Randstad. Bien que supérieure à la hausse de 2016 (+ 0,7 % par rapport à 2015), il s’agit de nouveau d’une revalorisation modeste, surtout mise en regard de la revalorisation dont ont bénéficié les cadres en 2017, qui s’est élevée à 1,7 % selon le baromètre Expectra des salaires cadres. Le niveau toujours élevé du chômage, dont on sait qu’il frappe d’abord les actifs les moins qualifiés, peut expliquer la faible hausse de la fiche de paie des non-cadres. De même que l’impératif de maîtrise des coûts salariaux auquel font toujours face les entreprises. Dans ce contexte, le salaire des non-cadres est tributaire de l’évolution du Smic. En hausse de 0,9 % en 2017 également, le salaire minimum apparaît ainsi de plus en plus comme l’unique levier de la progression du salaire des non-cadres », déclare François Béharel, président du groupe Randstad France.