le 29 avril 2016
Etre remplacé par un robot au travail ? Probable pour un Français sur quatre (27 %)

A l’heure où la robotisation nourrit les craintes les plus diverses sur l’emploi, plus d’un salarié français sur quatre (27 %) pense que son métier sera automatisé dans les cinq à dix prochaines années. Selon l’étude Randstad Workmonitor, menée en France en novembre 2015 auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, 6 % des salariés interrogés jugent inévitable cette évolution tandis que 21 % l’estiment probable. Ce résultat place l’Hexagone légèrement en retrait de la moyenne globale, à 31 %. Conduite dans 34 pays, l’étude Randstad Workmonitor révèle que c’est en Asie que les salariés sont les plus nombreux à considérer l’automatisation comme inéluctable. L’Inde, la Malaisie et la Chine – le trio de tête – sont ainsi les seuls pays où une majorité de salariés (plus de 50 %) estiment que leur métier sera effectué par un robot à moyen-terme. En Inde, cette proportion atteint même 69 %. A l’inverse, c’est en Europe que les salariés jugent le risque de substitution du robot à l’humain le plus faible.

« La question de l’avenir du travail est aujourd’hui débattue avec une rare intensité. En cause, la digitalisation, qui donne à voir une nouvelle économie. Celle-ci ne se limite pas au phénomène de plateformisation qu’incarnent les start-ups les plus renommées de la Silicon Valley. Dans les usines et les bureaux, l’automatisation gagne aussi du terrain. Les salariés disposent d’outils qui rendent leur bureau « mobile » et accessible depuis leur smartphone tandis que les robots, bénéficiant des progrès de l’intelligence artificielle, sont toujours plus sophistiqués. La robotisation, dans ce contexte, est parfois perçue comme une menace pour l’emploi. Ce débat de l’Homme opposé à la machine est ancien. Ne perdons cependant pas de vue les bienfaits que l’innovation peut nous apporter. Pour en tirer le meilleur parti, un des défis à relever est assurément celui de la formation. A cet égard, il est particulièrement instructif de noter que, selon l’étude Randstad Workmonitor, plus d’un salarié français sur deux (55 %) choisirait d’apprendre une matière scientifique si l’opportunité lui était donnée de recommencer ses études », commente François Béharel, président du groupe Randstad France.