le 5 juillet 2016
Etude Randstad Workmonitor : un salarié français sur deux prêt à partir à l’étranger pour le « bon » travail

Quitter la France pour décrocher le travail tant espéré ? Les salariés français sont pour le moins partagés. Un salarié français sur deux (50 %) serait prêt à déménager à l’étranger pour y occuper l’emploi qui lui plaît, selon la dernière étude Randstad Workmonitor. Menée dans 34 pays en janvier 2016, l’enquête a interrogé en France un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans. Il en ressort que 18 % quitteraient sans hésiter l’Hexagone pour l’emploi de leur rêve tandis qu’un tiers (32 %) le ferait volontiers. Inversement, la perspective de franchir les frontières pour avoir le « bon job » laisse indifférent la moitié des salariés interrogés (50 %). L’étude Randstad Workmonitor révèle que c’est en Inde et au Mexique que les salariés seraient les plus nombreux (85 % dans les deux cas) à sauter le pas pour occuper la bonne situation professionnelle. Fait intéressant, à l’exception du Japon, les seuls pays dans lesquels une majorité de salariés (plus de 50 %) ne seraient pas prêts à vivre à l’étranger, même pour le bon emploi, se trouvent tous en Europe.

«Menée en début d’année, donc bien avant le référendum britannique sur l’appartenance à l’Union européenne, l’étude Workmonitor sur le travail à l’étranger prend immanquablement un relief particulier et paradoxal à l’aune du Brexit. Les Britanniques sont en effet 55 % à accepter le déracinement si, au bout du compte, le bon emploi se profile. Ce résultat est peut-être la manifestation de deux traits réputés caractéristiques de l’« esprit » britannique, l’insularité et le pragmatisme. Sur le continent en revanche, les Européens sont, à l’exception des pays du Sud malmenés par la crise (Grèce, Espagne, Portugal et Italie), en grande majorité prêts à renoncer à l’emploi de leur rêve si cela suppose de vivre à l’étranger. J’y vois le signe, qu’en dépit du Marché unique, les barrières – linguistiques, culturelles, réglementaires, etc. – apparaissent encore trop importantes aux yeux des salariés européens pour que la mobilité professionnelle devienne une réalité en Europe », commente François Béharel, président du groupe Randstad France, membre du Conseil d’administration de Randstad N.V., en charge de la péninsule Ibérique, de la Belgique, du Luxembourg et de l’Amérique latine.