le 16 février 2017
Les étudiants en médecine placent la qualité de vie au coeur des préoccupations pour leur avenir

Médecin : plus qu’un métier, une vocation au service d’autrui ? Oui mais pas seulement. Interrogés sur leurs principales sources de motivation quant à leur avenir, les étudiants en médecine n’hésitent plus, désormais, à revendiquer leur ambition « d’avoir une qualité de vie satisfaisante ». Signe des nouvelles aspirations des futurs médecins, ce souhait figure parmi les cinq motifs les plus fréquemment cités dans 70 % des réponses, juste derrière le fait « d’exercer un métier utile » (74 %) et l’ambition « d’aider/sauver les patients » (73 %), selon l’enquête Appel Médical Search qui a interrogé 197 étudiants en médecine à l’automne 20161. Autre enseignement de l’étude : contrairement aux idées reçues, la médecine générale n’est pas un choix par défaut. Elle se hisse en tête (19 %) des spécialités plébiscitées par les étudiants en médecine interrogés avant l’ECN2. Un choix qui peut signaler la « souplesse » d’une spécialité aux modes d’exercice de plus en plus diversifiés. Enfin, s’agissant de leurs préférences pré-ECN en matière de lieu d’affectation, les étudiants en médecine jettent sans surprise leur dévolu sur les grandes villes, où Paris, Lyon et Bordeaux se partagent le podium.

 

« L’étude Appel Médical Search est la première en France à sonder les motivations des étudiants en médecine. Connaître ces motivations est essentiel à l’heure où, dans certains territoires, l’accès aux soins pose problème sous l’effet conjugué de la hausse des besoins de santé et de la désertification médicale. Mais tandis que ces tendances structurelles sont bien identifiées, il nous faut désormais compter avec les nouvelles aspirations des futurs médecins, qui placent la qualité de vie au cœur de leur préoccupations. Pour la nouvelle génération, il n’est plus question de travailler 80 heures par semaine et de sacrifier la vie de famille. Alors que de plus en plus de communes, rurales notamment, décident de salarier leurs médecins généralistes, ce constat doit inciter les décideurs à explorer de nouvelles formes d’exercice de la médecine », déclare Christophe Bougeard, directeur général d’Appel Médical.