le 21 mai 2015
Lundi de Pentecôte 2015 : dans le sillage d’une activité à l’arrêt, 7 salariés sur 10 resteront à la maison en moyenne

Paris, le 21 mai 2015 – En 2004, un an après la canicule qui avait provoqué le décès de 15 000 personnes, dont de nombreuses personnes âgées, les autorités de l’époque décident d’instaurer une « journée nationale au bénéfice des personnes âgées et handicapées ». Le choix se porte sur le lundi de Pentecôte. Concrètement, cette journée, qui était jusqu’alors fériée et chômée, reste fériée mais les salariés, d’après la loi , sont invités à travailler gratuitement. Le bénéfice de cette journée supplémentaire de travail dans l’année doit notamment servir à financer des actions de prévention. Reste que la première édition de la journée de solidarité, lors de la Pentecôte 2005, est émaillée de nombreuses grèves. Conséquence : les entreprises sont libres de choisir la date de la journée de solidarité. En 2008, nouvelle évolution, le lundi de Pentecôte retrouve son caractère chômé. Autant dire que l’épisode du lundi de Pentecôte en tant que journée de la solidarité aura été une courte parenthèse : quatre ans, de 2005 à 2008. Aujourd’hui, onze après son instauration, quelle est la réalité de l’emploi le lundi de Pentecôte ? Randstad a, dans une étude, interrogé une vingtaine d’agences de travail temporaire, issues de toute la France et représentant l’ensemble des secteurs économiques, pour prendre le pouls de l’activité ce jour-là. Résultat, à de rares exceptions près, l’activité chute de 70 % en moyenne : une très grande majorité de salariés ne travaille pas le lundi de Pentecôte.