le 6 mars 2017
Postes de management : en 2017, les femmes restent pénalisées par des stéréotypes

Homme ou femme, peu importe, en France, une grande majorité des salariés préfèrent être dirigés par un manager de sexe masculin, selon l’étude Randstad Workmonitor. Quitte à choisir, les deux tiers (67 %) des salariés de sexe masculin et plus de six salariées sur dix (61 %) préfèrent être managés par un homme plutôt que par une femme, selon l’enquête, menée en ligne du 20 juillet au 4 août 2016 auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au moins 24 heures par semaine. Ce résultat peut s’interpréter comme le signe de la persistance, en France, des  stéréotypes associés aux postes à responsabilité et à leurs attributs – autorité, leadership, charisme, etc. –, qui seraient encore considérés comme des qualités plus masculines que féminines. Avec ces résultats, la France se classe plutôt dans la moyenne internationale des 33 pays étudiés dans l’étude. Notons que c’est en Suède que l’on retrouve la plus grande proportion d’hommes favorables à l’idée d’être managés par une femme (44 %) tandis que c’est en Inde que les femmes (59 %) sont les plus nombreuses à privilégier une femme manager plutôt qu’un homme.

 

« La préférence marquée des salariés français pour un manager masculin reflète particulièrement bien les stéréotypes dont souffrent les femmes sur les postes de management. Ces résultats sont bien sûr à mettre en perspective avec le faible nombre de femmes managers et avec le fait que, historiquement, les femmes accédant à des postes de manager, empruntaient naturellement les codes de management dits « masculins ». Ceci peut expliquer pourquoi, aujourd’hui, dans nos mentalités, les stéréotypes perdurent et que les salariés préfèrent un manager homme, qu’ils ont davantage l’occasion de voir à l’œuvre », déclare Aline Crépin, directrice de la R.S.E. du groupe Randstad France