le 26 juin 2017
Pour garder leur travail, la moitié (52 %) des salariés français estiment devoir acquérir des compétences digitales

Maîtriser les nouvelles technologies, être capable de travailler en réseau et de façon agile, utiliser de façon pertinente les médias sociaux, savoir analyser des données… Ces compétences, indissociables de la digitalisation à l’œuvre dans les entreprises, seront cruciales pour conserver son emploi, juge une courte majorité de salariés français, selon l’étude Randstad Workmonitor. Un peu plus d’un salarié sur deux (52 %) estime en effet avoir besoin d’acquérir des compétences digitales pour préserver son employabilité, selon cette enquête, menée en ligne du 26 octobre au 9 novembre 2016, auprès d’un panel de 1 000 employés âgés de 18 à 65 ans, travaillant au moins 24 heures par semaines. À l’heure où la digitalisation bouscule l’organisation du travail et interroge les stratégies d’entreprise, ce résultat semble signaler la prise de conscience des salariés français sur la nécessité de mettre à jour leurs compétences numériques. Un réveil bienvenu alors que, selon l’édition 2017 du rapport de la Commission européenne sur l’état d’avancement de l’Europe numérique, la France se classe seulement 16ème, parmi les 28 pays de l’Union européenne, en matière de numérisation, un résultat qui la range dans le « groupe des pays obtenant des résultats moyens ».

 

« L’économie numérique pèse environ 4 % du PIB en France et représente quelque 700 000 emplois. Mais alors que ces chiffres peuvent donner le sentiment d’isoler le numérique du reste de l’économie, il faut dire, au contraire, qu’il irrigue tous les secteurs d’activité. Les ressources humaines ne font pas exception à la règle comme l’ont montré les investissements de Randstad dans le Big Data ou les plateformes digitales. Reste que pour tirer parti du potentiel de l’innovation numérique, encore faut-il avoir les bonnes compétences. Or, selon l’étude Randstad Workmonitor, près de six salariés sur dix (59 %) estiment que les entreprises ne disposent pas des compétences nécessaires pour relever le défi de la digitalisation. Ce résultat devrait nous conduire, en tant que dirigeant d’entreprise, à investir davantage dans le capital humain », déclare François Béharel, président du groupe Randstad France.