le 13 mai 2016
Lundi de Pentecôte : 70 % des salariés à la maison, l’économie française au ralenti

Douze ans après l’instauration de la journée de solidarité, quelle est la réalité de l’emploi le lundi de Pentecôte ? Randstad a de nouveau pris le pouls de l’économie française et sondé une vingtaine de ses agences, réparties sur l’ensemble du territoire et représentant l’ensemble des secteurs économiques. Le résultat est sans appel : l’économie française tournera au ralenti lundi 16 mai alors que 70 % des salariés prévoiraient de ne pas travailler ce jour-là. Conclusion : le lundi de Pentecôte serait donc bel et bien redevenu ce qu’il était initialement, à savoir un jour férié classique, et donc non travaillé. A une différence près cependant : pour qu’il soit non travaillé, il faut poser un jour de RTT ou de congé, ce que font la grande majorité des salariés, dont les entreprises choisissent pour la plupart de faire coïncider la journée de solidarité avec le lundi de Pentecôte (alors même qu’elles sont libres de choisir la date qui leur convient depuis 2008). 

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L’activité économique, globalement, marque une pause

Lundi 16 mai, la France sera à l’arrêt. En congés ou en RTT. C’est le constat dressé au terme des prévisions renseignées par une vingtaine d’agences Randstad partout en France. Si certaines agences enregistreront un recul très fort de l’activité – les conduisant d’ailleurs à baisser le rideau le lundi de Pentecôte –, de l’ordre de 80 %, d’autres anticipent un recul de 50 % seulement. Toutefois, aucune des quelque vingt agences contactées ne prévoit de recul inférieur à 50 %. Randstad estime de ce fait à environ 70 % la baisse de l’activité en moyenne ce jour-là. Soit la même proportion que celle anticipée l’année dernière. L’explication est simple : la grande majorité des entreprises utilisatrices ont signifié aux agences Randstad que leurs propres salariés ne travailleront pas lundi prochain. Dans ce contexte, nul besoin de faire face à des pics d’activité ou d’assurer des remplacements.

Grands groupes et PME pas logés à la même enseigne

Tandis que les salariés des grands groupes ne devraient vraisemblablement pas travailler le lundi de Pentecôte, la situation est plus contrastée sur le front des PME. Certaines prévoient en effet de travailler lundi prochain. Parmi les explications avancées : des raisons de trésorerie ou alors, tout simplement, le besoin de livrer certaines commandes dans les temps. A Marseille, l’agence Randstad remarque ainsi que les «  grandes entreprises ne travaillent pas à l’inverse des PME ». 

Lundi de Pentecôte : travailler ou non ?

Journée de solidarité, jour férié et chômé… Pas facile de s’y retrouver lorsqu’on est employeur. Surtout dans les TPE et dans certaines PME qui ne disposent pas de service de ressources humaines. La situation est parfois jugée confuse. Le témoignage d’une agence Randstad à Bordeaux résume bien la situation : « Sans faire de généralités, le discours parait légèrement plus clair dans les grands groupes, qui sont structurés au niveau des Ressources Humaines, qui ont le temps et les moyens de communiquer clairement sur le sujet auprès de leurs permanents et d’expliquer, si besoin, la finalité de la démarche [relative à la journée de solidarité]. Certaines PME gardent à l’esprit qu’on ne travaille pas le lundi de Pentecôte et font poser un jour de RTT ou de congés payés tout simplement ».